Qui pour succéder à Vital Kamerhe ? L’UNC propulse Aimer Boji Sangara à l’avant-scène
Par Armand MUMBILAY
La démission de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale a ouvert une séquence politique décisive dans l’hémicycle congolais. Tandis que les tractations s’intensifient au sein de l’Union sacrée, l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) semble avoir trouvé son porte-étendard : le ministre Aimer Boji Sangara.
Une annonce venue de Tshangu
C’est l’honorable député Gaborien Mboma, élu de Kinshasa dans la circonscription de Tshangu, qui a levé le voile sur cette candidature via un tweet révélateur. À l’issue d’une réunion tenue avec le ministre Boji, les députés AA/UNC ont exprimé leur soutien indéfectible à celui qu’ils considèrent comme le candidat naturel à la présidence de l’Assemblée nationale.
« Après la rencontre d'aujourd'hui entre nous, Députés nationaux AA/UNC et l'Excellence-Honorable Aimer Boji, nous sommes convaincus à SOUTENIR sa candidature comme Président de l'Assemblée nationale car il répond aux critères », a déclaré Mboma.
Les atouts d’un candidat stratégique
Trois arguments majeurs fondent cette prise de position :
- - Origine géopolitique équilibrée : Aimer Boji est issu du Grand Kivu, une région jusqu’ici absente des postes clés (le Sénat étant dirigé par le Grand Katanga et la Primature par l’Espace Ouest).
- - Expérience parlementaire solide : Élu dans trois législatures sur quatre, Boji incarne la continuité et la compétence, fidèle à l’école du Mwalimu Vital Kamerhe.
- - Soutien transversal : Plus de 250 députés issus d’autres regroupements politiques auraient déjà exprimé leur appui à sa candidature, selon les déclarations internes.
Une course ouverte mais déjà polarisée
Alors que d’autres noms circulent dans les couloirs du Palais du Peuple, l’UNC marque un point en affichant une unité rare autour de Boji Sangara. Dans un contexte où l’équilibre régional et la loyauté institutionnelle sont scrutés à la loupe, cette candidature pourrait bien cristalliser les espoirs d’un leadership consensuel.
En attendant le vote…
La succession de Vital Kamerhe ne sera pas qu’un simple remplacement technique. Elle redéfinira les rapports de force au sein de l’Union sacrée et pourrait influencer les dynamiques pré-électorales de 2026. L’UNC, en propulsant Aimer Boji, joue une carte audacieuse et stratégique.
Rédaction :+243 82 63 54 771

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