Steve Mbikayi relance le débat constitutionnel : vers un mandat présidentiel de 7 ans sans limitation et la fin de l’opposition politique ?
Par Armand Mumbilay
Le député national Steve Mbikayi a de nouveau secoué le paysage politique congolais en formulant une série de propositions audacieuses concernant la Constitution de la République Démocratique du Congo. Au cœur de ses suggestions : la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels et l’allongement de la durée du mandat de 5 à 7 ans.
Selon lui, cette réforme ne viserait pas à favoriser un individu en particulier, mais à garantir une stabilité institutionnelle durable, condition essentielle, dit-il, pour permettre au pays de se projeter dans le long terme.
« Il ne s’agit pas de plaider pour un individu, mais de penser à la stabilité de nos institutions », a-t-il déclaré.
Mais la proposition la plus controversée reste sans doute celle de supprimer le concept même d’« opposition » dans le système politique congolais. Pour Steve Mbikayi, ce terme serait porteur de division et de confrontation, et ne correspondrait plus aux exigences d’un débat démocratique apaisé.
« Le mot ‘opposition’ renvoie à la confrontation. Il faut repenser notre modèle politique autour de la complémentarité », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique déjà tendu, à quelques jours de la marche conjointe de LAMUKA et ACH prévue le 202 decembre 2025, qui entend dénoncer toute tentative de glissement ou de verrouillage institutionnel. Les réactions ne se sont pas fait attendre : si certains saluent une vision de réforme profonde, d’autres y voient une menace directe contre les principes fondamentaux de la démocratie congolaise.
Alors que le débat s’installe dans les médias, les réseaux sociaux et les cercles politiques, une question demeure : la stabilité institutionnelle peut-elle se construire au prix de l’alternance et de la pluralité politique ?
Rédaction :+243 82 63 54 771

205 vues
Commentaires (0)
Chargement des commentaires...