Discours sur l’état de la nation : Félix Tshisekedi alerte sur l’urgence sanitaire et environnementale
Par Armand mumbilay
Dans son adresse solennelle sur l’état de la nation, prononcée ce lundi devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a lancé un appel pressant à la conscience collective face aux défis sanitaires et environnementaux qui menacent la population congolaise.
Une prise de conscience encore timide
Le Chef de l’État a déploré le manque d’engagement citoyen dans la préservation d’un cadre de vie sain, en particulier à Kinshasa. Malgré les efforts déployés par les autorités tant provinciales que nationales, la population tarde à s’approprier les enjeux liés à l’assainissement et à la gestion durable de l’environnement.
Des risques sanitaires préoccupants
Dans son discours, le Président Tshisekedi a mis en lumière plusieurs problématiques alarmantes : l’insalubrité persistante, l’obstruction des caniveaux, la mauvaise gestion des déchets, et l’urbanisation galopante non maîtrisée. Autant de facteurs qui, selon lui, exposent les citoyens à des risques sanitaires et environnementaux inacceptables.
Une interpellation qui fait écho aux actions locales
Cette alerte présidentielle intervient alors que la ville de Kinshasa vient de relancer le programme de Salongo obligatoire. Cette initiative, réactivée le week-end dernier, vise à raviver l’esprit de participation communautaire aux travaux d’assainissement, sous la supervision des services municipaux et provinciaux.
Un plan ambitieux pour la gestion des déchets
Parallèlement, le Gouverneur de la ville, Daniel Bumba, a annoncé la mise en œuvre d’un projet structurant : l’installation de centres de transit des déchets dans chaque quartier, en amont de leur transfert vers le centre d’enfouissement de la N’sele. Ce dispositif vise à améliorer significativement la chaîne de gestion des déchets urbains.
Une responsabilité partagée
Le message du Chef de l’État est clair : il appartient à chaque citoyen de s’impliquer activement dans la préservation de son environnement immédiat. Sans cette implication directe des bénéficiaires, aucune politique de salubrité ne pourra produire les effets escomptés, ni sur le plan local, ni à l’échelle nationale.
En somme, l’assainissement du cadre de vie ne saurait être l’apanage des seules autorités. Il s’agit d’un devoir civique, d’un engagement quotidien pour le bien-être individuel et collectif.
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