Jean-Marc Kabund fustige la politique de Félix Tshisekedi face au M23 : entre contradictions et désillusion
Par Armand mumbilay
Dans une déclaration au ton acerbe, Jean-Marc Kabund, président de l’Alliance pour le Changement (A.CH), a vivement critiqué la gestion du président Félix Tshisekedi face à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment en ce qui concerne les relations avec le Rwanda et les rebelles du M23.
Des promesses trahies ?
Kabund rappelle une déclaration antérieure du chef de l’État congolais : « Nous n’allons pas négocier avec Paul Kagame et ses supplétifs du AFC/M23. » Cette position, perçue à l’époque comme un acte de fermeté patriotique, avait suscité l’enthousiasme de nombreux partisans. Pourtant, selon Kabund, les récents développements diplomatiques contredisent cette posture initiale. Il dénonce un revirement : la signature d’un « accord » avec le président rwandais Paul Kagame et l’ouverture de discussions avec les groupes armés affiliés, notamment le M23.
Une stratégie jugée incohérente
Kabund s’interroge sur la cohérence de la stratégie gouvernementale. Il critique la nouvelle promesse selon laquelle « il n’y aura ni mixage ni brassage » des forces rebelles dans l’armée congolaise, y voyant une tentative de rassurer l’opinion publique sans fondement réel. Pour lui, cette posture est déconnectée de la réalité du terrain, où le rapport de force est, selon ses mots, « largement défavorable » au gouvernement congolais, et où même le cessez-le-feu est difficilement respecté.
Une dénonciation du double discours
L’ancien bras droit de Tshisekedi va plus loin en accusant le président de manipulation et de mensonge. Il affirme que si ces pratiques avaient un visage, « les Congolais sauraient parfaitement à qui l’associer », une attaque frontale qui illustre la rupture totale entre les deux hommes, autrefois alliés au sein de l’UDPS.
Un climat politique tendu
Cette sortie de Kabund s’inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par des critiques croissantes sur la gestion du conflit dans l’Est du pays, où les populations civiles continuent de subir les violences des groupes armés. Elle reflète également les fractures internes au sein de la classe politique congolaise, à l’approche d’échéances électorales cruciales.
Rédaction :+243826354771

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