Kinshasa : Une plainte pour diffamation vise Jack Mabaya, ex-DG du FONAK
Par Hervé Mulumba
La Ville de Kinshasa contre-attaque face aux allégations jugées mensongères de l’ancien Directeur Général du Fonds d’Assainissement de Kinshasa (FONAK), Jack Mabaya. Une plainte pour diffamation est en cours, tandis que l’intéressé chercherait à se réfugier derrière une immunité parlementaire pour échapper à la justice.
Une procédure judiciaire enclenchée
Depuis quelques jours, des publications relayées sur les réseaux sociaux et certains médias accusent la Ville de Kinshasa de détournement de fonds dans le cadre de la gestion du FONAK. Ces accusations, portées par Jack Mabaya, ancien Directeur Général de cette structure, sont qualifiées de « mensongères » et « tendancieuses » par les autorités provinciales. En réponse, une plainte pour diffamation a été déposée, avec une demande de levée de l’immunité parlementaire de l’intéressé.
Le FONAK : d’un « canard boiteux » à un outil de relance
Créé pour mobiliser des ressources en faveur de l’assainissement de la capitale, le FONAK a longtemps été considéré comme inefficace. Ce n’est qu’avec l’arrivée du Gouverneur Daniel Bumba Lubaki que l’établissement a connu un redressement, s’ouvrant à des financements innovants, aux fonds verts et à des partenariats stratégiques. Cependant, sous la direction de Jack Mabaya, le FONAK aurait stagné, incapable de mettre en œuvre les orientations du Gouvernement provincial.
Rumeur de détournement : la Ville dément
L’une des accusations les plus graves concerne un prétendu détournement de 2,7 millions de dollars américains. La Ville de Kinshasa dément catégoriquement l’existence d’une telle subvention en provenance du Gouvernement central. Elle précise que les fonds alloués à la salubrité sont directement versés au Trésor urbain, puis redistribués aux structures opérationnelles telles que la RASKIN ou les Travaux publics. En réalité, la capitale fait face à un déficit chronique de financement, nécessitant environ 1,7 million USD par jour pour maintenir un minimum de propreté.
Un comportement jugé « fuyant » et « indécent »
Alors qu’il devait être reçu par le Gouverneur en présence du Ministre de tutelle, Jack Mabaya aurait volontairement évité toute confrontation, prétextant une crise d’hypertension. Selon les autorités, il aurait éteint ses téléphones et simulé une hospitalisation pour échapper à un contrôle sur sa gestion, jugée opaque et calamiteuse.
Intérim et mesures conservatoires
Face à cette absence prolongée et inexpliquée, le Ministre provincial de l’Environnement a désigné l’Adjoint du DG pour assurer l’intérim à la tête du FONAK. Cette décision vise à garantir la continuité du service public, dans un contexte de soupçons de malversations financières.
Immunité parlementaire : une stratégie de fuite ?
Jack Mabaya a récemment démissionné de son poste, dans ce que les autorités qualifient de « fuite en avant ». Il aurait tenté de transformer le FONAK en une structure à sa gloire personnelle, multipliant les recrutements anarchiques, les avantages personnels et les décisions unilatérales. Aujourd’hui, il chercherait à se protéger derrière une immunité parlementaire, que la justice pourrait bientôt contester.
« Kinshasa ezo bonga » : la gouvernance en ligne de mire
Pour l’exécutif provincial, ces attaques s’inscrivent dans une campagne de désinformation visant à discréditer les efforts de bonne gouvernance impulsés par le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki. Le programme « Kinshasa ezo bonga » reste, selon ses promoteurs, une priorité pour améliorer le cadre de vie des Kinois, malgré les résistances et les tentatives de sabotage.
Rédaction :+243826354771

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