Par Armand mumbilay

Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution congolaise continue d’agiter la scène politique. Alors que certains acteurs plaident pour un changement des textes fondamentaux, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat et membre du Présidium de l’Union sacrée, pourrait être perçu comme l’un des opposants les plus fermes à cette idée.

« Le pays n’a pas de problème de textes »
Dans ses déclarations, Bahati Lukwebo a insisté sur le fait que la crise congolaise ne réside pas dans la Constitution mais dans son application :
> « Le pays n’a pas de problème de textes. C’est plutôt un problème d’hommes. Quand on aime son pays, quand on aime son chef, on lui dit la vérité. Ils doivent appliquer et se conformer aux textes qui existent. »
Une critique des “théories politiciennes”
Le sénateur a également tourné en dérision l’argument selon lequel une Constitution ne devrait pas dépasser dix-sept ans :
> « Il ne suffit pas de bénéficier d’une caméra ou d’un micro pour dire : “Voilà, la Constitution ne peut pas dépasser 17 ans.” Ça, c’est tiré de quelle théorie scientifique ? »

Avec ironie, il a ajouté :
> « Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 17 ans soit vieille ? »
Par ces propos, Bahati Lukwebo pourrait être considéré comme une voix rebelle au sein de l’Union sacrée, s’opposant à ceux qui militent pour une révision constitutionnelle. Sa sortie traduit une volonté de dénoncer ce qu’il juge être une manœuvre politicienne, mais c’est l’opinion publique qui décidera si son attitude relève réellement d’une posture de “rébellion” ou simplement d’une fidélité aux textes existants.

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