Par Armand mumbilay

Kinshasa, 7 mars 2026 Le bureau du Sénat vient de prendre ses distances avec son deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo, après une déclaration jugée controversée. Le leader de l’AFDC a affirmé que « la République a plus un problème d’homme que de texte », rejetant ainsi implicitement l’idée de modifier ou de changer la Constitution de la République démocratique du Congo.
Cette prise de position, qui remet en cause les discussions sur une éventuelle révision constitutionnelle, a provoqué une réaction immédiate au sein de l’institution. En se désolidarisant de Bahati, le bureau du Sénat marque une rupture politique significative et fragilise la position de celui qui fut longtemps considéré comme une figure incontournable du paysage institutionnel congolais.

Un signal politique fort
La déclaration de Bahati Lukwebo intervient dans un contexte où le débat sur la réforme constitutionnelle divise la classe politique. En estimant que les difficultés du pays relèvent davantage de la qualité des dirigeants que des textes juridiques, il s’est placé en porte-à-faux avec une partie de ses collègues qui militent pour une révision.
Le désaveu du bureau du Sénat apparaît comme un avertissement : les carottes semblent déjà cuites pour le président de l’AFDC, dont l’avenir politique au sein de l’institution pourrait être compromis.
Un dossier à suivre
Cette affaire ouvre une nouvelle séquence dans les rapports de force au sein du Sénat et relance le débat sur la place des institutions dans la consolidation démocratique. Les prochains jours diront si cette désolidarisation se traduira par des sanctions politiques ou par un isolement progressif de Bahati Lukwebo dans l’arène parlementaire.
Rédaction :+243826354771

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