
Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’est du pays et une pauvreté encore élevée, la République démocratique du Congo affiche depuis plusieurs mois des signaux macroéconomiques encourageants. Une dynamique que nombre d’observateurs attribuent à la politique volontariste du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Nommé en juin 2024 au sein du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, ce technocrate formé dans l’administration financière congolaise s’est rapidement imposé par une approche directe et déterminée. Sa stratégie, qualifiée de méthode « bulldozer », illustre une volonté d’accélérer les réformes et de bousculer les pesanteurs administratives.

Une méthode énergique
À l’Assemblée nationale, son style combatif est reconnu. Le président de la commission économique et financière, Guy Mafuta Kabongo, décrit un ministre « intrépide, fonceur », capable de « faire bouger les lignes », même si son empressement peut parfois surprendre. Pour ses soutiens, cette attitude traduit surtout une rupture avec la lenteur administrative qui a longtemps freiné les réformes économiques.
Des réformes prioritaires
Depuis sa prise de fonction, Doudou Fwamba a engagé plusieurs chantiers majeurs :
- Modernisation du système de gestion des finances publiques ;
- Centralisation des ressources de l’État via le Compte unique du Trésor ;
- Digitalisation des procédures administratives et financières ;
- Renforcement du contrôle budgétaire et de la mobilisation des recettes.

Ces mesures visent à consolider la crédibilité financière du pays et à améliorer la gouvernance économique.
Premiers résultats visibles
Les effets commencent à se faire sentir : l’inflation a reculé, la trésorerie publique s’est assainie et un excédent budgétaire a été enregistré en 2024. Parallèlement, Kinshasa a conclu un programme de soutien économique avec le Fonds monétaire international, estimé à plusieurs milliards de dollars, pour accompagner les réformes structurelles et renforcer la résilience de l’économie congolaise.

Des défis persistants
Malgré ces avancées, les obstacles restent considérables : pauvreté endémique, déficit d’infrastructures et impact économique du conflit armé dans l’est du pays. Pour les experts, la réussite des réformes dépendra de leur mise en œuvre effective sur le long terme et de la capacité de l’État à garantir transparence et mobilisation accrue des recettes.
Une volonté affichée
Une certitude demeure : avec son style direct et sa méthode volontariste, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi entend poursuivre les transformations engagées pour moderniser durablement les finances publiques de la RDC.
Rédaction :+243826354771

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