Par Armand mumbilay

Alors que le gouvernement congolais a interdit depuis décembre dernier l’usage des gyrophares, sirènes et cortèges pour mettre fin aux abus dans la circulation, des militaires ont imposé le passage de leur général lundi soir à Ngaliema… en frappant violemment le véhicule de Madame Gloria Sumbu, SGA du parti ABIR et membre de l’Union sacrée.
La secrétaire générale adjointe du parti ABIR Action de Bâtisseurs Intègres pour la République, membre de l’Union sacrée, Madame Gloria Sumbu, dénonce avoir été victime d’une agression militaire lundi soir vers 21h, sur l’axe Pompage Malweka – Maman Yemo, dans la commune de Ngaliema.

Un passage imposé en violation des règles
Selon son témoignage, des militaires tentaient de forcer le passage pour leur général, dont le véhicule circulait sans plaque visible. « Au lieu d’aider la population, ils se comportaient comme s’ils étaient au‑dessus de tout », affirme Mme Sumbu.
Cet incident survient alors que le gouvernement congolais a interdit depuis décembre 2025 l’usage des gyrophares, sirènes et cortèges, sur instruction du président Félix Tshisekedi, afin de mettre fin aux abus dans la circulation et restaurer l’ordre public.

Une altercation violente
Quatre véhicules étaient immobilisés dans la file. Les militaires auraient ignoré ceux placés à l’avant et se seraient acharnés sur les voitures à l’arrière, exigeant que les occupants descendent pour dégager la voie. Face aux protestations contre les insultes proférées, l’un d’eux aurait frappé violemment le pare‑brise du véhicule de Mme Sumbu, provoquant une blessure.

Une plainte déposée
« Je me suis rendue au poste compétent pour déposer plainte et réclamer la restauration de mes droits », précise la responsable politique, dénonçant des comportements indignes de la part de forces censées protéger les citoyens.
Un climat de tension
Cet incident relance le débat sur les abus persistants de certains éléments militaires, malgré les mesures gouvernementales interdisant les cortèges et gyrophares. Il illustre la méfiance croissante entre la population et les forces de sécurité, dans une capitale déjà fragilisée par les grèves et les tensions sociales.
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