Kinshasa, mardi 17 mars 2026 Après une journée de blocage hier, les espoirs d’une reprise normale du trafic se sont envolés. Malgré les discussions engagées avec le ministre provincial des Transports, les chauffeurs de taxis et taxis‑bus ont décidé de maintenir leur grève ce mardi, plongeant la capitale dans une nouvelle journée de chaos.
Les revendications persistent
Les transporteurs dénoncent les tracasseries administratives liées aux contrôles routiers (permis, vignettes, contrôle technique). Selon eux, les promesses faites lundi soir par les autorités ne suffisent pas à garantir un changement concret. « Nous voulons des mesures immédiates, pas des paroles », a déclaré un représentant syndical.
Une ville à l’arrêt
- Les grands axes comme le Boulevard du 30 juin et l’avenue du Cinquantenaire sont quasiment vides de taxis‑bus.
- Les arrêts sont bondés, les motos profitent de la situation en doublant leurs tarifs.
- De nombreux Kinois ont dû marcher plusieurs kilomètres pour rejoindre leur lieu de travail.
Autorités sous pression
Le ministre provincial des Transports, Jésus‑Noël Sheke, avait annoncé hier une suspension du mouvement après une réunion avec les associations de chauffeurs. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre : les véhicules restent immobilisés et les syndicats affirment que la grève se poursuivra tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.
Une crise révélatrice
Cette grève met en lumière la fragilité du système de transport urbain à Kinshasa, où la population dépend massivement des taxis‑bus. Elle révèle aussi la méfiance persistante entre les transporteurs et les autorités, malgré les tentatives de dialogue.
Rédaction :+243826354771

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