Par Armand mumbilay
Invitée hier soir sur le plateau du Journal Afrique de TV5 Monde, la Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC), Judith Suminwa, a été interrogée sur l’arrivée controversée de quinze migrants expulsés par les États-Unis vers Kinshasa.
Des migrants « latino-américains » en transit
Selon la cheffe du gouvernement, ces personnes seraient originaires d’Amérique latine, sans précision sur leurs nationalités exactes. Elle a reconnu ne pas disposer de détails complets, évoquant une situation « en phase de transition ». « Ils sont des Latino-Américains. La nationalité… si mes souvenirs sont bons… », a-t-elle déclaré avant de consulter ses notes, sans pouvoir apporter de réponse définitive.
Coopération sécuritaire avec Washington
Judith Suminwa a insisté sur le caractère bilatéral de cette décision, inscrite dans une logique de coopération avec les États-Unis, qu’elle a qualifiés de « partenaire disposant de moyens importants, notamment en matière de sécurité ». Elle a assuré que la prise en charge de ces migrants est « entièrement assurée par les autorités américaines ».
Zones d’ombre et interrogations
Malgré ces explications, plusieurs questions demeurent sans réponse :
- Quelle est la durée de séjour prévue pour ces migrants sur le sol congolais ?
- Quel est leur statut juridique en RDC ?
- Existe-t-il des antécédents judiciaires parmi eux ?
Aucune précision n’a été donnée sur ces points sensibles, alimentant les inquiétudes d’une opinion publique de plus en plus critique.
Un débat national en gestation
L’accueil de personnes dont l’identité et le statut restent flous soulève des interrogations sur la base juridique de l’accord conclu avec Washington. Pour de nombreux Congolais, cette opacité fragilise la confiance envers le gouvernement et nourrit un débat houleux sur la souveraineté nationale et la transparence des engagements internationaux.
Rédaction :+243826354771

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