Kinshasa : Martin Muamba relance le débat sur la nationalité congolaise d’origine héritée de 1908

À l’heure où la question de la révision ou du changement de la Constitution alimente le débat politique en République démocratique du Congo, une nouvelle voix s’élève au sein de la diaspora congolaise. Réuni à Kinshasa le 23 mai 2026 lors d’une conférence-débat, le président de l’Assemblée générale de l’Union Sacrée de la Nation, sous-section Pays-Bas, Martin Muamba, a plaidé pour une relecture de l’article 10 de la Constitution portant sur la nationalité congolaise d’origine.
Cette rencontre intervient 48 heures seulement après une audience accordée à sa délégation par le secrétaire permanent de l’Union Sacrée, le professeur André Mbata, autour des grandes questions institutionnelles qui dominent actuellement l’actualité politique congolaise.

Soutenu par plusieurs membres de la diaspora congolaise vivant aux Pays-Bas, Martin Muamba estime que certaines dispositions constitutionnelles méritent aujourd’hui une adaptation face aux réalités sociales, historiques et géopolitiques du pays.
Au centre des discussions figure l’article 10 de la Constitution de la République démocratique du Congo, lequel stipule :
> « La nationalité congolaise d'origine est reconnue à toute personne dont les ancêtres (parents, grands-parents et arrière-grands-parents) appartenaient aux tribus présentes, en 1908, sur le territoire devenu l'actuelle République démocratique du Congo. »
Pour les initiateurs de cette démarche, cette référence à l’année 1908 continue de susciter de nombreuses interrogations au sein de l’opinion nationale, notamment sur les notions d’appartenance, d’identité nationale et d’intégration des communautés vivant sur le territoire congolais depuis plusieurs générations.

Cadre du parti politique Convention Démocratique du Peuple (CODÉP), Martin Muamba affirme que cette proposition s’inscrit dans la dynamique nationale autour d’un éventuel changement de la Constitution, débat qui prend de plus en plus d’ampleur dans les milieux politiques et sociaux congolais.
Selon plusieurs analystes, la question de la nationalité demeure l’un des sujets les plus sensibles de l’histoire politique congolaise. Depuis l’époque de l’État indépendant du Congo jusqu’à la colonisation belge en 1908, puis après l’indépendance de 1960, les textes relatifs à la citoyenneté ont connu plusieurs modifications, souvent influencées par les enjeux sécuritaires, identitaires et électoraux.
L’année 1908, retenue dans la Constitution actuelle, correspond à la reprise du Congo par la Belgique après la période de l’État indépendant du Congo dirigé par le roi Léopold II. Cette date sert aujourd’hui de référence juridique pour déterminer les tribus considérées comme originaires du territoire congolais avant la colonisation belge.

Cependant, certains acteurs politiques et membres de la diaspora estiment qu’une réflexion nationale approfondie devrait être menée afin d’adapter cette disposition aux réalités contemporaines, tout en préservant l’unité nationale et la souveraineté du pays.
Cette sortie médiatique de Martin Muamba relance ainsi le débat autour de la nationalité congolaise d’origine, dans un contexte marqué par les discussions sur les réformes institutionnelles et l’avenir politique de la République démocratique du Congo.
Rédaction :+243826354771

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