Par Armand mumbilay
Protection de l’enfance en RDC : un plaidoyer lancé au gouvernement pour l’application stricte de la Constitution
Dans une note technique adressée aux membres du Gouvernement de la République démocratique du Congo, l’auteur Baseka Chiza appelle les autorités congolaises à renforcer de manière urgente l’application des dispositions constitutionnelles relatives à la protection de l’enfance.
Ce plaidoyer met particulièrement en avant les articles 41, 47, 48 et 49 de la Constitution, considérés comme des piliers essentiels pour garantir les droits fondamentaux des enfants sur l’ensemble du territoire national.
Selon l’auteur, l’article 41 impose à l’État l’obligation d’assurer à chaque enfant une identité légale ainsi qu’une protection contre toutes les formes de violence, d’abandon et de discrimination. Il insiste également sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de prise en charge des enfants vulnérables.
S’agissant de l’article 47, Baseka Chiza rappelle que l’accès aux soins de santé et à une alimentation suffisante demeure un droit fondamental pour le développement harmonieux de l’enfant. Il plaide ainsi pour une amélioration des infrastructures sanitaires et des programmes de nutrition infantile à travers le pays.
Le document évoque également l’article 48 de la Constitution, qui garantit le droit à un logement décent, à l’eau potable et à l’énergie. Pour l’auteur, ces éléments constituent des conditions indispensables à la santé et au bien-être des enfants, particulièrement dans les zones défavorisées et rurales.
Concernant l’article 49, le plaidoyer insiste sur la nécessité de mettre en œuvre des mesures spécifiques de protection en faveur des enfants vivant avec handicap, afin de favoriser leur inclusion sociale, scolaire et sanitaire.
Afin d’assurer l’efficacité de ces mesures, Baseka Chiza recommande la création d’un comité interministériel chargé de coordonner les budgets destinés à l’enfance entre les ministères concernés, notamment ceux de la Santé, de l’Énergie, de l’Habitat et de la Justice.
Le document préconise également un audit rigoureux sur l’utilisation des fonds publics destinés aux infrastructures scolaires et médicales de base, dans le but de garantir une meilleure transparence et un impact réel sur les conditions de vie des enfants.
Pour l’auteur, le développement de la République démocratique du Congo dépend directement de la capacité des institutions à protéger et promouvoir les droits des enfants.
« Gouverner pour l’enfant, c’est gouverner pour l’avenir de la République », conclut la note technique.
Rédaction :+243826354771

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