Par Armand mumbilay
À l’issue d’une marche organisée vendredi à Kinshasa par des structures de la société civile, un appel solennel a été adressé au Président de la République, Félix Tshisekedi, en faveur de la convocation d’un référendum sur un éventuel changement de la Constitution de la République démocratique du Congo.

Prenant la parole devant les manifestants, l’archevêque Ejiba Yamapia, président de la Coalition citoyenne pour la Nation (CCN), a affirmé que seule la population congolaise devrait avoir le dernier mot sur cette question sensible. Selon lui, le recours au référendum constitue la voie démocratique appropriée pour permettre au peuple de se prononcer librement.
« Nous ne sommes ni du pouvoir ni de l’opposition. Nous sommes la société civile, composée des organisations laïques et confessionnelles. Nous demandons au Chef de l’État de donner la parole au peuple à travers un référendum », a déclaré le responsable de la CCN.

L’archevêque a également insisté sur le rôle du Parlement dans le processus, estimant que les députés nationaux doivent assumer leurs responsabilités afin de permettre l’organisation d’un débat institutionnel autour de cette question.
S’adressant aussi bien à l’opinion nationale qu’à la communauté internationale, Ejiba Yamapia a rappelé que le peuple demeure le souverain primaire en République démocratique du Congo. Il a soutenu que le référendum, prévu par la Constitution, représente l’expression directe de la volonté populaire.
Dans la foulée, la Coalition citoyenne pour la Nation a appelé les élus nationaux à privilégier « le salut de la République » en envisageant, si nécessaire, la tenue d’une session extraordinaire du Parlement afin d’examiner cette revendication.

Par ailleurs, plusieurs chefs coutumiers présents au Stade des Martyrs ont exprimé leur soutien à une réforme constitutionnelle inspirée des valeurs traditionnelles congolaises. Ils ont rejeté ce qu’ils considèrent comme des modèles institutionnels hérités de l’histoire coloniale et postcoloniale.
Prenant la parole au nom des autorités traditionnelles, le chef coutumier Mfumu Difima a évoqué les différentes appellations qu’a connues le pays au fil de son histoire du Congo belge au Zaïre, avant le retour à la République démocratique du Congo pour dénoncer une perte de repères identitaires.

« Nous demandons une Constitution qui vienne de nos racines », a-t-il déclaré, avant d’estimer que l’absence d’une nouvelle loi fondamentale maintiendrait les Congolais dans une forme de dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
Les organisateurs de la marche ont finalement appelé à l’unité nationale et à une mobilisation citoyenne autour de ce débat qu’ils considèrent comme déterminant pour l’avenir du pays.
Rédaction :+243826354771

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