Par Armand mumbilay
RDC : Le Parquet général près la Cour de cassation interdit à plusieurs personnes de quitter Kinshasa et le territoire national
Le Parquet général près la Cour de cassation a pris une mesure conservatoire dans le cadre d'une enquête judiciaire visant plusieurs personnes poursuivies notamment pour corruption, faux en écritures et blanchiment de capitaux.

Dans une correspondance officielle datée du 20 juin 2026, signée par le Procureur général Firmin Mvonde Mambu et adressée au Directeur général de la Direction générale de Migration (DGM), le ministère public ordonne l'interdiction de sortie des personnes concernées afin de garantir leur disponibilité pour les besoins de l'instruction.
Les personnes visées par cette mesure sont : Mustafa Rawji, Mazhar Rawji, Uzair Rawji, Zain Rawji, Jules Alingete Key, Kiala Ndombele, Nanu Mukawa (alias Nanu Alingete) ainsi que Jok Oga Ukelo.
Selon le document, ces derniers font l'objet d'une enquête pour des faits présumés de corruption, de faux commis en écritures et de blanchiment de capitaux, infractions prévues et punies par le Code pénal congolais ainsi que par la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, telle que modifiée en 2025.

Afin d'empêcher toute tentative de se soustraire aux poursuites judiciaires, le Procureur général a décidé d'interdire aux personnes concernées de quitter la ville de Kinshasa jusqu'à nouvel ordre, lorsqu'elles s'y trouvent, ainsi que de quitter le territoire national pour celles qui se trouvent dans d'autres provinces du pays.
Le Parquet demande à la Direction générale de Migration ainsi qu'aux différents services de sécurité concernés de veiller à l'application stricte de cette décision aux postes frontaliers.
La correspondance a également été transmise, pour information, au ministre de la Justice, au Conseiller spécial du Chef de l'État en matière de sécurité, à l'Administrateur général de l'Agence nationale de renseignements (ANR), au Commissaire général de la Police nationale congolaise (PNC) ainsi qu'au Sous-chef d'état-major chargé du renseignement.
Cette décision s'inscrit dans le cadre des investigations en cours menées par le ministère public, dont l'objectif est de permettre le bon déroulement de la procédure judiciaire. À ce stade, les personnes citées dans le document demeurent concernées par une enquête judiciaire et bénéficient de la présomption d'innocence jusqu'à une éventuelle décision définitive de la justice.

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