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Une interview sans filtre où le président national de l’USBC fixe ses lignes rouges
Durant près de trente minutes, Jean-Claude Muena Wa Muena s’est exprimé sans détour sur plusieurs sujets qui alimentent actuellement le débat politique en République démocratique du Congo.
Le président national de l’Union des Socialistes pour le Bien des Congolais (USBC) apporte notamment son soutien à l’ouverture des consultations annoncées par le président Félix-Antoine Tshisekedi, tout en rejetant fermement l’idée d’un dialogue limité à une poignée de responsables politiques ou réservé aux élites.
Dans cet entretien, Jean-Claude Muena Wa Muena se montre également opposé à toute participation des groupes armés à un éventuel processus de dialogue politique. Il livre, par ailleurs, une critique sévère à l’égard de la C64, exprime son désaccord avec Jean-Marc Kabund et questionne le rôle politique que certaines confessions religieuses entendent jouer dans le débat national.
Sur le plan électoral, le président de l’USBC défend également le respect du calendrier électoral, estimant que les discussions politiques ne devraient pas servir de prétexte à une remise en cause du processus démocratique.
« Personne ne devrait confisquer la parole du Congo »
Au fil de l’interview, une conviction semble guider le discours de Jean-Claude Muena Wa Muena : la question du dialogue national ne peut être l’apanage d’un camp politique, d’une organisation ou d’un groupe d’intérêts.
Sa position tient en une formule particulièrement claire :
> « Le dialogue n’est pas celui de l’opposition ni d’un groupe de personnes. Le dialogue est pour tous les Congolais. »
Une déclaration qui résume la ligne défendue par le président national de l’USBC : ouvrir l’espace de discussion, mais sans confiscation de la parole nationale et sans donner une place politique aux groupes armés.
Armand mumbilay

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