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L’organisation Alternative Laïque Engagée Pour La Refondation Totale de l’État (ALERTE-RDC) réagit à l’annonce de la convocation prochaine d’un Dialogue National Inclusif et appelle la population congolaise, particulièrement la jeunesse, à rester vigilante face à ce qu’elle qualifie de « manipulation ».
Dans une déclaration publiée à Kinshasa, l’organisation affirme que l’annonce du Chef de l’État ne constitue pas une surprise, mais serait plutôt, selon elle, l’aboutissement d’une démarche engagée depuis plusieurs années, notamment à travers son « Plan de Contingence pour Éviter le Chaos en RDC », rendu public en novembre 2023.
ALERTE-RDC met en garde contre les « alliances de façade »

Dans son communiqué, ALERTE-RDC estime que la crise congolaise ne se limite pas à l’occupation d’une partie du territoire national par des forces irrégulières soutenues, selon elle, par des puissances étrangères.
L’organisation dénonce également ce qu’elle présente comme une menace interne caractérisée par des « discours trompeurs », des « promesses creuses » et des « alliances de façade ».

Elle accuse une partie des élites politiques, religieuses et sociales de privilégier leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt général.
Des critiques contre la position d’Ejiba Yamapia
ALERTE-RDC s’attarde particulièrement sur la position attribuée à l’Évêque Général Ejiba Yamapia, présenté dans le document comme s’exprimant au nom de la Plateforme des Chefs des confessions religieuses de la RDC.
L’organisation lui reproche d’imposer comme préalable un dialogue qualifié de « spirituel », alors que, rappelle-t-elle, une feuille de route commune des confessions religieuses pour la paix en RDC aurait été souscrite par différentes parties prenantes.
ALERTE-RDC évoque notamment la Présidence de la République, la CENCO, l’ECC ainsi que la Coalition Interconfessionnelle pour la Nation (CIN).
Pour l’organisation, cette démarche devrait plutôt privilégier la réconciliation, l’unité nationale, l’inclusivité et la paix sur l’ensemble du territoire congolais.
« Pas un forum de partage de pouvoir »

Sur le dialogue annoncé, ALERTE-RDC se veut particulièrement ferme. L’organisation affirme qu’il ne doit pas devenir un nouveau mécanisme de partage de pouvoir entre acteurs politiques.
Elle appelle plutôt à faire de ce processus une occasion de « rupture totale avec le passé » et de refondation de l’État congolais.
L’objectif affiché est de parvenir à un Congo « uni, fort et définitivement réconcilié avec lui-même ».
Un appel lancé à la jeunesse congolaise
Dans sa déclaration, ALERTE-RDC exhorte enfin la population et la jeunesse à rester « vigilantes » et à ne laisser personne, selon ses termes, « confisquer ce moment historique ».
L’organisation plaide pour une mobilisation autour de la dignité nationale et de la préservation de l’intégrité territoriale de la RDC.

Signée par Jeef Pambi, Administrateur principal d’ALERTE-RDC, la déclaration est datée du 4 septembre 2026 à Kinshasa.
En définitive, ALERTE-RDC soutient donc le principe d’un dialogue national, mais pose une exigence centrale : que celui-ci dépasse les arrangements politiques et serve de cadre à une véritable refondation de l’État et à la recherche d’une paix durable en République démocratique du Congo.
Par Armand mumbilay

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